J'adore observer les gens. Leur manière d'être si insignifiants sans s'en rendre compte. Leur manie rappeler aux autres leur médiocrité en oubliant la leur. Les gens ne sont pas fascinants, mais qu'ils ne le savent pas l'est. Il y a ceux qui clament des jolies phrases d'auteur; jolies si elles n'étaient pas écorchées à en perdre leur sens. Il y a ceux qui écrivent des banalités en anglais pour faire comprendre qu'ils sont intelligents. Il y a ceux qui ressassent leur morale bien-pensante cul-béni, celle à la Grey's Anatomy. Il y a ceux qui pratiquent le romantisme de supermarché. Il y a ceux qui avancent leurs origines comme s'ils descendaient de Dieu. Il y a ceux qui embrassent tout le monde pour faire croire qu'ils sont aimés, et surtout à eux-mêmes. Il y a ceux qui affirment qu'ils aiment, parce que l'abscence d'amour serait être privé d'humanité. Il y a ceux qui sont contre le VIH. Il y a ceux qui exposent leur vie pour se convaincre qu'elle est passionnante. Il y a ceux qui ne quitteront jamais Bellegarde-City que pour une licence à Lyon. Il y a ceux qui combattent la faim et la nouvelle page Facebook en s'inscrivant à un groupe.


